Une enfance dans la nature

Sensibilisée à la beauté de la nature et à la biodiversité par mes parents, j’ai passé une grande partie de mon enfance dans les forêts vosgiennes, et mes plus belles vacances d’adolescente à la Maison de la Nature de Muttersholtz, un centre pionnier d’initiation et de sensibilisation à l’environnement.
Je me souviens des premières foires éco-biologiques dans lesquelles mon père nous emmenait, à la fin des années 1980. De cette période, je garde — en-dehors de l’ambiance flower-power 🌼 — un goût de l’engagement et une conscience forte de la responsabilité individuelle et collective.
De nombreuses données étaient déjà disponibles à cette époque pour qui souhaitait (s’)informer. Pour autant, force est de constater que les stratégies déployées depuis plusieurs décennies n’ont pas permis d’enrayer la chute de la biodiversité et le changement climatique.
Sensibiliser à la transition écologique

L’être humain est un maillon de la chaîne du vivant et nous sommes toutes et tous concerné-e-s par les défis environnementaux. Il n’y a pas de planète B.
Selon l’Ademe, 8 Français sur 10 accordent de l’importance à la protection de l’environnement. C’est donc une problématique qui est prise au sérieux.
Pour autant, dans un contexte géopolitique instable, à l’heure où notre santé mentale est mise à rude épreuve, nous pouvons tous ressentir de l’incompréhension, de l’éco-anxieté ou encore de l’impuissance face aux défis environnementaux.
La chute de la biodiversité et les bouleversements du climat sont des sujets complexes, étroitement liés à d’autres questions (pouvoir, domination, injustices sociales…) et, en définitive, assez difficiles à appréhender.
Convaincue que l’on ne peut s’emparer d’un problème qu’en en saisissant pleinement les enjeux, je m’assure, avant de créer des contenus liés à la crise climatique, d’appréhender le contexte global en m’informant au maximum.
Puis, je m’efforce :
– de retranscrire ce que j’ai compris grâce à un vocabulaire et des codes clairs et accessibles ,
– de donner des pistes d’action concrètes pour montrer que les solutions existent,
– d’éviter les discours culpabilisateurs.
L’infographie ci-dessous, réalisée dans le cadre de la publication du rapport du GIEC et diffusée en 2022 sur les réseaux sociaux, a ainsi été relayée plus de 300 fois sur Linkedin.
Pour la Ville de Dijon, j’ai également vulgarisé un dossier particulièrement technique en lien avec le développement durable pour le rendre compréhensible du grand public.
Écouter et impliquer (vraiment) les acteurs du projet
L’idéal — quand c’est possible — est de parvenir à impliquer les citoyens, les habitants et les acteurs concernés dans la construction des projets et des processus de décision. C’est la raison pour laquelle les démarches, approches et outils participatifs m’intéressent tout particulièrement. En effet, ils facilitent l’apprentissage collectif, la mobilisation de chacun en fonction de ses capacités et la mise en oeuvre d’un projet collectif.
Dans le cadre de certaines campagnes de communication environnementales, je peux ainsi adopter – quand c’est pertinent et demandé par les parties prenantes – une posture de facilitatrice, d’accompagnante au service de la mobilisation du groupe et de l’intérêt collectif.
Les « Nouveaux Récits » : un outil puissant
Comme je l’ai évoqué dans le Manifeste 2025 de La ligne claire – Manufacture d’histoires, les « Nouveaux Récits » sont des leviers particulièrement puissants pour ouvrir le champ des possibles et redonner à chacun-e le pouvoir d’agir.
La ligne claire propose un accompagnement à l’écriture dédié – entre autres – aux pionniers dans le domaine de l’écologie : Écrire demain. Cette offre met en lumière de nouvelles voies.x prometteuses.
À titre personnel, j’essaie de faire ma part en prenant en compte mon empreinte carbone dans mes choix personnels (maison bioclimatique, transports en train, alimentation locale, etc.) et professionnels, de manière forcément imparfaite et sans imposer mon point de vue à mon entourage, comme je l’ai expliqué dans cette interview des Échos sur la sobrieté.
Un écosystème stimulant pour nourrir l’espoir
En définitive, ce qui me nourrit, c’est d’être en lien avec des individus et des collectifs qui travaillent sur les questions environnementales et sociétales.




de Team for the Planet


- Arthur Auboeuf et l’équipe incroyable du collectif Team for the Planet, dont je suis associée et fervente ambassadrice depuis 2022,
- Matthieu Dardaillon, co-fondateur de Ticket for change, avec qui j’ai participé à un Opentrek fin 2025,
- Mary-Lou Mauricio (Projet Born in PPM)
- Cyril Dion et Paloma Moritz, dans le cadre de leur nouveau documentaire Démocratie maintenant,
- Vinz Kanté, fondateur de LIMIT, ainsi que son équipe,
- Victoria Guillomon, animatrice du podcast Nouvel Oeil,
- Claire Nouvian, fondatrice de Bloom,
- Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience.
J’ai eu la chance d’interviewer ces personnalités pionnières dans le domaine de l’écologie et de la défense des droits humains : - Vincent Munier, photographe animalier (rencontré à Strasbourg dans le cadre de la sortie de son film Le chant des forêts et de l’exposition de ses photographies au Musée des Beaux-Arts),
- Robert Badinter lors du 60e anniversaire de la convention européenne des droits de l’Homme à Strasbourg,
- Sylvain Tesson (écrivain), lors des Bibliothèques idéales à Strasbourg,
- Florian Bourguignon (co-fondateur de We Act 4 Earth),
- Patrick Barbier (Maire de Muttersholtz, capitale française de la Biodiversité), etc.
Des outils pour comprendre et agir

Je suis formée à l’éco-facilitation et à l’animation d’ateliers de sensibilisation :
- La fresque du climat,
- 2 tonnes,
- Entreprendre pour le vivant.
Ce sont des outils innovants et précieux pour mieux comprendre les enjeux de la transition écologique et passer à l’action !
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez organiser un atelier.










